En résumé : 42 heures de formation — 22h avec Florence, 20h d'e-learning — ont permis à cette créatrice de sites de publier et mettre à jour ses sites WordPress en autonomie avec Elementor, de créer un assistant IA personnalisé pour rédiger ses devis, de construire un premier scénario d'automatisation sur Make, et de générer des visuels professionnels avec Firefly sans dépendre d'un graphiste.
Quand cette professionnelle m'a contactée, elle travaillait déjà sur plusieurs projets de création de sites en parallèle. Elle savait ce qu'elle voulait faire, mais se heurtait à la même barrière que beaucoup de créatrices indépendantes : le temps. Rédiger les contenus, produire les visuels, mettre à jour les pages, répondre aux mails clients — chaque tâche prise isolément est gérable. Ensemble, elles absorbent toute la journée. Ce compte rendu retrace ce que nous avons construit ensemble, sans révéler aucune donnée personnelle ou confidentielle.
Prendre en main WordPress et Elementor : gagner en rapidité sans perdre en qualité
La première partie de la formation a porté sur WordPress et Elementor — non pas la découverte théorique, mais la mise en pratique directe sur un site réel. Les créatrices de sites qui travaillent avec plusieurs clients ont souvent le même problème : elles maîtrisent les fondamentaux, mais chaque site a ses particularités, et elles refont les mêmes manipulations depuis zéro à chaque fois.
Ce que nous avons mis en place ensemble :
- Dupliquer plutôt que reconstruire. Une fois une mise en page correcte obtenue — section en deux colonnes, image à gauche, texte à droite, fond blanc — on ne la recrée pas à chaque projet. On la duplique, on adapte le contenu. Ce seul réflexe divise par deux le temps passé sur la mise en page.
- Utiliser l'IA pour rédiger les pages à partir d'un contexte existant. La méthode : récupérer le texte exact déjà rédigé dans les échanges précédents avec le client (Ctrl+A, Ctrl+C depuis la conversation), puis demander à l'IA de produire une page cohérente. Ne jamais donner un lien à l'IA — elle ne pourra pas toujours y accéder. Coller le texte directement.
- Gérer les images générées par IA. Certains outils apposent un logo sur les images qu'ils produisent. J'ai montré comment recadrer proprement dans la médiathèque WordPress pour retirer ce logo si nécessaire — ou comment assumer cette transparence si elle s'aligne avec le positionnement du client.
Un point que j'insiste à aborder lors de chaque formation sur Elementor : alterner systématiquement texte et image sur chaque section peut alourdir visuellement une page. Mieux vaut choisir une mise en forme simple et cohérente, quitte à ajouter des images sélectionnées plus tard, que de produire une page visuellement surchargée dès le départ.
"Une fois une mise en page correcte obtenue, ne la reconstruisez pas à chaque projet. Dupliquez, adaptez. Ce seul réflexe change tout."
Créer un assistant IA dédié à la rédaction de devis
Pour une créatrice de sites qui gère plusieurs clients, la rédaction de devis est une tâche répétitive mais qui demande du soin : chaque devis doit être cohérent avec les précédents, utiliser le bon vocabulaire, respecter le niveau de détail attendu selon le type de prestation.
Nous avons configuré ensemble un assistant ChatGPT personnalisé, entraîné sur une base de devis existants :
- Créer un projet dédié dans ChatGPT, pour que l'assistant conserve le contexte d'une conversation à l'autre.
- Fournir une sélection de devis passés comme base de connaissance — en retirant au préalable toutes les données personnelles des clients.
- Rédiger des instructions précises : format attendu, terminologie spécifique à l'activité, niveau de détail selon la taille du projet.
La clé que nous avons identifiée : l'IA comprend beaucoup mieux les documents structurés en markdown. Convertir sa base documentaire en markdown avant de la fournir à l'assistant améliore significativement la cohérence des devis générés. Résultat : un premier brouillon de devis produit en quelques secondes, à vérifier et ajuster — mais la structure et le ton sont déjà là.
Firefly et la génération de visuels : ne plus dépendre d'un graphiste pour les contenus courants
La génération d'images était au programme dès le début du parcours. Le cas pratique que nous avons travaillé : créer une affiche pour promouvoir un événement récurrent, de bout en bout, sans aucun outil de graphisme traditionnel.
L'approche que j'adopte sur ce sujet : partir d'un exemple concret et connu — une affiche pour un rendez-vous hebdomadaire — pour se concentrer entièrement sur la méthode, sans se perdre dans l'invention du concept.
Ce que nous avons couvert avec Adobe Firefly :
- Rédiger un prompt efficace en anglais — l'IA elle-même peut écrire le prompt à votre place si vous lui décrivez ce que vous voulez en français.
- Choisir un style cohérent avec l'identité visuelle du client : flat design coloré, photographie de stock réaliste, line art avec touches de couleur.
- Exporter au bon format : PNG transparent pour les logos et éléments à superposer, JPEG pour les images de fond de page.
- Intégrer le résultat dans Elementor sans friction — y compris gérer les cas où l'image a des marges blanches qui perturbent l'alignement dans la médiathèque WordPress.
Un point que j'ai tenu à aborder explicitement : afficher le logo "généré par IA" sur une image peut être perçu comme une forme de transparence positive. Le choix de le conserver ou de le recadrer dépend du client et de son positionnement — ce n'est pas une règle absolue.
Make : introduire l'automatisation sans coder
La session Make a été conçue comme une initiation solide — organisée en complément de notre parcours avec un formateur spécialisé dans l'automatisation. L'objectif n'était pas de maîtriser Make de A à Z, mais de comprendre la logique de l'automatisation et de construire un premier scénario fonctionnel.
Le cas pratique retenu : automatiser la réponse aux demandes de devis reçues par mail. La méthode que j'enseigne avant toute automatisation :
- Tester manuellement d'abord. Avant d'automatiser, on vérifie que le processus fonctionne bien à la main avec un assistant IA. On identifie les exceptions, les cas limites, les décisions humaines qui ne peuvent pas encore être déléguées.
- Définir précisément les entrées et les sorties. Dans le cas d'un mail de demande de devis : en entrée, le mail du prospect avec ses informations ; en sortie, un brouillon de réponse structuré. C'est cette clarté qui permet à Make de fonctionner sans erreurs.
- Prévoir une boîte mail de test — indépendante de la boîte réelle — pour tester les scénarios sans risque d'envoi involontaire à un vrai client.
Un point important abordé lors de cette session : on ne peut pas automatiser ce qui n'est pas encore optimisé. Si le processus de réponse aux devis est désorganisé, Make ne fera qu'amplifier le désordre. La formation a donc aussi servi à clarifier quels processus méritaient d'être automatisés — et dans quel ordre de priorité.
SEO, référencement local et visibilité sur Google
Pour une créatrice de sites qui accompagne des indépendants et des petites entreprises, la maîtrise du SEO est doublement utile : pour son propre site, et pour les sites de ses clients. Nous avons consacré une partie de la formation à ces fondamentaux directement actionnables.
Les points essentiels couverts :
- La fiche établissement Google (Google Business Profile) : créer sa fiche, la remplir précisément, y intégrer les bons mots-clés géographiques. Pour une activité locale, c'est souvent le levier le plus rapide pour apparaître dans les recherches de proximité.
- La structure des titres dans Elementor. Une erreur fréquente : copier du texte depuis Google Docs et voir arriver des H2 parasites qu'il faut nettoyer à la main. Mieux vaut coller le texte brut, puis appliquer les niveaux de titres directement dans l'éditeur.
- Publier tôt. Un site peut commencer à être indexé par Google bien avant son ouverture officielle. Je recommande de publier une première version, même incomplète, un à deux mois à l'avance — le référencement prend du temps, autant commencer.
- L'IA comme assistant de documentation technique. Pour des questions précises — "comment mettre mon formulaire Elementor en français ?" — la méthode la plus efficace est de demander à l'IA de chercher dans la documentation officielle de l'outil concerné, plutôt que de parcourir soi-même des forums.
Ce que cette formation a réellement changé
Au terme de ces 42 heures, ce qui m'a frappée dans cet accompagnement, c'est à quel point une créatrice de sites est structurellement bien placée pour tirer parti de l'IA. Elle sait déjà lire une page, comprendre une mise en page, distinguer ce qui relève du design et ce qui relève du contenu. Elle n'a pas besoin qu'on lui explique pourquoi le SEO compte. Ce qu'elle cherche, c'est des méthodes concrètes pour aller plus vite sans sacrifier la qualité.
La principale résistance que nous avons rencontrée n'était pas technique — c'était la question du navigateur. De nombreux outils d'édition web et d'IA présentent des dysfonctionnements sur Safari. Ma recommandation systématique : utiliser Chrome ou un navigateur Chromium. Environ 90 % des utilisateurs web sont sur Chrome ou Chromium — presque tous les développeurs y optimisent leurs outils en priorité. Certains bugs d'édition dans Elementor, ou d'accès à des outils IA, disparaissent simplement en changeant de navigateur.
Un dernier point que j'insiste à transmettre lors de chaque formation : tester manuellement la qualité avant d'automatiser. L'IA est puissante, mais publier 50 pages de contenus médiocres en un clic fait plus de mal que de bien. Mieux vaut deux pages excellentes par semaine qu'une avalanche de contenus ternes. La discipline éditoriale reste humaine — l'IA accélère l'exécution, elle ne remplace pas le jugement.
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